Cet article de 2021 a été mis à jour le 19 février 2026.
1. Trouvez votre motivation personnelle
Nous savons tous que le tabagisme est nocif pour la santé. Mais au-delà de cette raison, quelle serait votre source de motivation pour arrêter de fumer? Vous seul pouvez répondre à cette question. M. Gourde l'illustre : « Aucun professionnel de la santé ne pourra répondre à cette question. La meilleure source de motivation est à l’intérieur de vous et c’est à vous de la découvrir. Vous voulez être plus en santé et ainsi profiter de vos petits-enfants? Vous planifiez tomber enceinte? Est-ce l’argent? Est-ce pour améliorer votre qualité de vie? ».
Certains cessent de fumer du jour au lendemain en se disant un matin : « Aujourd’hui c’est fini! ». D’autres réduisent graduellement en ayant l’aide de thérapie de remplacement nicotinique (timbre, gomme, etc.).
Mais, peu importe comment l’arrêt tabagique se déroule :
Dès les premières 24 heures, vous diminuez votre risque de faire une crise cardiaque;
Entre deux semaines et neuf mois, vous respirerez mieux;
Après 10 ans sans fumer, le risque de développer une maladie du cœur est le même que celui d’une personne qui ne fume pas!
Au centre d’abandon du tabagisme, les intervenants accompagnent les fumeurs dans la recherche de leur réelle motivation.
2. Soyez conscient de vos déclencheurs
Vous devez comprendre ce qui déclenche votre envie de fumer et dans quels contextes vous ressentez ce besoin.
Au-delà de la dépendance, il y a les habitudes, car la cigarette est souvent ancrée dans la routine. Par exemple, plusieurs fumeurs allument leur première cigarette le matin au moment de boire leur café. D’autres fument lorsque la fin de semaine commence, afin d’évacuer le stress de la semaine. Quand vous en prenez conscience, vous pouvez ensuite être plus attentif à ce déclencheur. À ces moments précis, vous pouvez remplacer la cigarette par de saines alternatives, comme boire un verre d’eau, faire une séance de respiration profonde ou faire des étirements.
Les sensations de manque de nicotine peuvent également être dues à des situations ou des émotions. M. Gourde explique que souvent les fumeurs voient la cigarette comme une façon de calmer leur anxiété. « Vous vous sentez nerveux, alors vous fumez une cigarette. Ce sentiment de nervosité peut être augmenté par votre consommation de café. Beaucoup de fumeurs boivent du café. En fait, la cigarette favorise l’élimination de la caféine dans le sang. Si on cesse de fumer, il faut aussi réduire notre consommation de café, car le taux de caféine dans le sang peut alors doubler. Ça peut causer des sensations semblables à la nervosité et à l’anxiété qu’on voudrait soulager en fumant une cigarette…».
En réalité, c'est le tabagisme qui change la chimie à l'intérieur du cerveau, ce qui donne l'impression d'être nerveux. La nervosité des personnes arrêtant de fumer diminue naturellement au bout d'un moment car la chimie du cerveau revient à la normal.
Si vous vivez une véritable anxiété chronique, fumer ou arrêter de fumer ne règlera pas la cause profonde du problème. Dans ces situations, l’intervenant au centre d’arrêt tabagique peut vous diriger vers d'autres professionnels (travailleurs sociaux, psychologues, etc.) afin de vous offrir le soutien approprié. « Il n’est pas rare que nous soyons la porte d’entrée vers d’autres services en CLSC », explique l’infirmier.
3. Ne soyez pas trop dur envers vous-même
M. Gourde précise que les professionnels en arrêt tabagique ne sont pas là pour punir les fumeurs qui viennent les consulter. « On vous prend où vous en êtes dans votre processus et on vous accompagne à votre rythme », soutient-il. « Une fois que vous aurez identifié votre motivation et vos déclencheurs, les intervenants pourront élaborer votre plan d’aide en s'appuyant sur ces éléments. ».
De plus, vous pouvez consulter même si vous n’êtes pas encore prêt à cesser de fumer. « Si vous ne vous sentez pas convaincu, ajoute M. Gourde, nous allons vous accueillir dans votre questionnement. » Il explique également qu’il ne faut pas voir les tentatives précédentes comme des défaites, mais plutôt comme des victoires. Cela veut dire que vous avez réussi à arrêter pendant un certain temps et que vous pouvez le refaire. « Ces rechutes ne sont pas des échecs, elles sont plutôt des apprentissages importants qui augmentent les chances de se libérer de la cigarette une fois pour toutes », soutient l’infirmier. « L’arrêt du tabac est un processus différent pour chaque personne. La première étape est de prendre conscience qu’il y a beaucoup plus d’avantages à cesser de fumer que de continuer. »
Finalement, il se pourrait que vous vous disiez que ce n’est pas le bon moment pour arrêter de fumer. L’expert en santé respiratoire précise que « c’est toujours le bon moment pour arrêter, mais il faut aller chercher de l’aide. La consultation va de pair avec les traitements de cessation tabagique. ».
L’équipe du centre d’arrêt tabagique au Centre Jean-Jaques-Gauthier est là pour vous aider. En consultant, vous serez accompagné par des professionnels qui pourront vous donner des outils concrets et vous aider à vous fixer des objectifs. Aucune référence médicale n’est nécessaire.
Liens utiles
- Abandon du tabac
- Québec sans tabac - 1 866 527-7383 (sans frais)



