Depuis un siècle, les équipes de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal soignent, accompagnent et innovent au service du mieux-être collectif. Fondé en 1926 par les Sœurs de la Providence, l’hôpital s’est transformé au rythme des besoins et des changements qui ont marqué cent ans d'évolution de la société. De sanatorium, il est devenu un centre hospitalier universitaire majeur, reconnu pour l'excellence des soins, de la recherche et de l'enseignement qui y sont assurés.
Cette exposition célèbre celles et ceux qui, depuis cent ans, consacrent leurs vies à soulager et prendre soin des autres avec compassion, humanité et excellence.
Au cœur du soin - 100 ans d'histoires partagées
L'exposition officielle du centenaire de l'Hôpital
Les bâtisseuses
L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal est l’œuvre de femmes visionnaires : les Sœurs de la Providence. Émilie Tavernier-Gamelin fonde la Congrégation en 1843, animée par la mission de soulager les plus démunis de la société : les personnes malades, pauvres et marginalisées.
Après l’incendie de leur Hôpital des Incurables en 1923, les sœurs relèvent un défi immense : bâtir en deux ans à peine un hôpital moderne à Cartierville. Inauguré en 1926, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal est dirigé par les religieuses qui recrutent Dr Joseph-Avila Vidal, pionnier du traitement de la tuberculose, comme médecin-chef. Au fil des ans, jusqu’à 153 sœurs-infirmières ont œuvré au sein des équipes médicales pour soigner et soulager les malades.
Si l’œuvre hospitalière de la Congrégation a traversé un siècle de progrès médicaux et d’évolution du système de santé, les valeurs de compassion, d’excellence et de respect des sœurs bâtisseuses, administratrices, infirmières et formatrices continuent de faire la renommée de l’hôpital.
Sœur Marie-Véronique et le Dr William Lockhead auprès d’un malade, vers 1960.
Archives historiques Providence
Opération d’ophtalmologie par Nicole Carest, sœur Yolande Mongeon et Dr Michel Trottier, 1985.
Archives personnelles de sœur Yolande Mongeon
Un lieu de guérison
Construit par les architectes Dalbé Viau et Louis-Alphonse Venne, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal est un lieu de santé globale. Au début du 20e siècle, on se fait soigner et on vit à l’hôpital.
Les séjours des personnes atteintes de tuberculose et de maladies osseuses sont longs, de plusieurs mois à plusieurs années. En plus des salles de consultation et de soin, l’hôpital comprend des solariums et des dortoirs baignés de soleil. Une salle de spectacle, une classe pour les enfants, des ateliers, une cafétéria, une serre, un potager et une promenade améliorent le quotidien des malades.
Dans les années 1950, avec l’arrivée des traitements antibiotiques anti-tuberculose, la durée des séjours diminue et l’hôpital diversifie les soins offerts. La médecine et l’accompagnement évoluent, sans jamais perdre de vue l’essentiel : la qualité du service, l’engagement et le dévouement. Quotidiennement, le personnel médical, les équipes et les bénévoles unissent leurs efforts pour soigner et adoucir les épreuves des malades.

Faire équipe. Les humains derrière les soins
Dans les coulisses, plus de 4 000 membres du personnel assurent le bon fonctionnement de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Au côté des équipes médicales, paramédicales et des intervenants en travail social, il y a le personnel de l’administration, de la buanderie, des cuisines, de la maintenance et les bénévoles.
Chaque geste posé est essentiel à la vie de l’hôpital. Que ce soit la préparation des repas, le nettoyage et la distribution du linge, l’entretien des équipements ou l’accueil et l’orientation des personnes qui arrivent, chaque tâche contribue à maintenir un environnement accueillant et efficace.
L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, c’est 2 000 repas à préparer chaque jour et plus de 3 000 tonnes de linge à laver annuellement. Ce sont les travailleuses et travailleurs qui, jour et nuit, font battre le cœur de l’hôpital, et ce, depuis un siècle.
La Corbeille du cadeau, gérée par l’Association des bénévoles de l’hôpital, 1984.
Archives du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
Machines industrielles utilisées pour laver et désinfecter le linge hospitalier dans la buanderie, vers 1950.
Archives du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
Sauver des vies
Des salles d’opération aux circuits de Formule 1, les équipes de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal sauvent, chaque jour, la vie de personnes gravement malades ou blessées.
Situé au carrefour des autoroutes 15 et 40, l’hôpital devient, dès les années 1970, une référence dans la prise en charge des grands accidentés de la route. En 1976, c’est à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal qu’ouvre la première unité spécialisée en traumatologie du Québec. Actuellement, c’est près de 1 600 personnes grièvement blessées qui, chaque année, reçoivent des soins ici.
L’équipe de la traumatologie regroupe des médecins ultraspécialisés et des équipes soignantes qui combinent leurs expertises pour sauver la vie de personnes atteinte de traumatismes complexes pouvant toucher plusieurs organes et fonctions vitales.
Depuis 50 ans, l’hôpital innove dans les soins critiques et la réadaptation. L’ouverture du Centre intégré de traumatologie, en 2021, vient renforcer l’excellence en misant sur une approche alliant soins, recherche et enseignement pour développer les pratiques pionnières de demain.
Deux membres de l’équipe de l’exploitation et de l’entretien des immeubles durant la pandémie de COVID-19, 2020.
Direction des communications et des relations avec les médias du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
Trois membres de l’équipe des soins critiques durant la pandémie de COVID-19, 2020.
Direction des communications et des relations avec les médias du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
L'excellence en héritage
L’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal est bien plus qu’un centre hospitalier : c’est un lieu d’enseignement et de recherche en médecine et en sciences de la santé. Dès 1926, les Sœurs de la Providence y fondent une école d’infirmières qui formera, pendant 44 ans, plusieurs générations de professionnelles. En 1973, l’hôpital s’affilie à l’Université de Montréal comme centre d’enseignement. Médecine, soins infirmiers, ergothérapie, orthophonie, métiers de l’administration : des dizaines de disciplines sont enseignées ici.
Chaque année, plus de 4 600 stagiaires sont formés par le personnel hospitalier et les cliniciens chercheurs. La formation médicale repose sur une approche intégrée liant clinique, enseignement et recherche. Aujourd’hui, l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal se distingue comme chef de file dans l’enseignement par simulation. Le perfectionnement des stagiaires et des équipes comprend des mises en situation au laboratoire de simulation et dans les services, sur des mannequins réagissant aux manœuvres et ce, au plus près des situations réelles.
La combinaison des missions hospitalière et universitaire engendre un environnement d’émulation et d’excellence qui améliore la qualité des soins et de la prise en charge des malades.
Groupe d’étudiantes infirmières posant dans les escaliers de l’hôpital, vers 1950.
Archives historiques Providence
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